• Encore une fois : Appel à la bienveillance entre les gens de la sunna !

    La louange est à Allah et il n’y de force ni de puissance si ce n’est par Allah. Qu’Allah prie, salut et bénit Son serviteur et messager : notre prophète Muhammad, ceux qui l’ont suivi et ses compagnons… Certes, ceux qui se consacrent à la science religieuse, parmi les gens de la sunna et du consensus ( ahl as-sunna wa al al jamâ’a), ceux qui cheminent sur la [voie] des prédécesseurs de la communauté, eux sont – à cette époque – plus dans le besoin d’entente et de recommandation entre eux ; sans compter qu’ils sont plus que minoritaires par rapport aux autres sectes qui dévient de la [voie] des prédécesseurs de la communauté.



    Il y a plus de dix ans, à la fin de vie des deux éminents Cheikhs : notre Cheikh, Cheikh ’Abd Al ’Aziz ibn Baz et Cheikh Muhammad ibn Sâleh Al ’Uthaïmîne – qu’Allah leur fasse tous deux miséricorde – un petit groupe des gens de la sunna s’est consacré aux mises en garde contre les sectes qui ont dévié de la voie des prédécesseurs de la communauté, et c’est un travail digne d’éloges et recommandable. Cependant, ce qui est désolant, c’est qu’après la mort des deux Cheikhs, certaines personnes de ce groupe s’en sont pris à certains de leurs frères parmi les gens de la sunna, tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, qui appellent à s’attacher à la voie des prédécesseurs de la communauté.

    Ils étaient du devoir de ce petit groupe d’accepter ce qu’ils avaient de bien, de les soutenir et de les orienter vers la révision de leurs erreurs commises - si celles-ci sont avérées - puis de ne pas passer leur temps dans leurs assises à les évoquer et à mettre en garde contre eux. Plutôt, ils auraient dû se consacrer à la science par la lecture, l’enseignement et la daawa. Ceci est la voie droite menant au bien et la réforme, sur laquelle était notre Cheikh ’Abd Al ’Aziz ibn Baz, l’imam de ahl as-sunna wa al jamâ’a à cette époque, qu’Allah lui fasse miséricorde. Or, ceux qui se consacrent à la science – parmi les gens de la sunna – à cette époque sont peu, donc plus dans le besoin de voir leur nombre augmenter plutôt que diminuer, et de voir s’installer entre eux l’entente plutôt que la scission. On dit à leur sujet ce que disent les grammairiens : « un diminutif ne doit pas être réduit ».

    Cheikh Al-Islam a dit dans « majmou’ al fatâwas » (28/51) : « et vous savez que parmi les grandes règles qui recouvrent toute la religion on compte : l’union des cœurs, parler d’une même voix, réconcilier entre les personnes. Allah le Tout-Puissant dit : « craignez donc Allah et maintenez de bonnes relations entre vous » et Il dit : « cramponnez-vous tous à la corde d’Allah et ne vous divisez pas » et Il dit : « et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et ont divergé après que leur soient venus les preuves, eux auront un grand châtiment », ainsi que d’autres textes ordonnant l’union et la concorde et interdisant la division et la divergence. Les gens pratiquant ce fondement, ce sont eux les gens du consensus (Al-Jama’a) tout comme ceux qui sont en dehors de ce fondement sont eux les gens de la division (Ahloul-Forqa) » [Fin de citation].

    J’avais écrit une épitre sur ce sujet qui avait pour titre : « Appel à la bienveillance entre les gens de la Sunna » (« rifqân ahla as-sunna bi ahl as-sunna »[1]) qui a été éditée en l’an 1424 h [2004], puis en l’an 1426 h. puis a été éditée avec le recueil de mes livres et épitres (6/281-327) en l’an 1428 h. J’y avais recensé beaucoup de textes du Coran et de la sunna et des paroles de grands savants de ahl as-sunna. Cette épitre était constituée, suite à l’introduction, des sujets suivants :

    ·         « le bienfait de la parole et de l’expression »

    ·         « préserver sa langue sauf dans le bien »

    ·         « la suspicion et l’espionnage »

    ·         « la tendresse et la douceur »

    ·         « la position des gens de la sunna vis-à-vis du savant qui s’est trompé [à savoir] : qu’il est excusé et qu’on ne doit pas le qualifier d’innovateur, ni s’écarter de lui »

    ·         « la fitna [du fait] de critiquer et de s’écarter de certains de ahl as-sunna à cette époque et comment en être préservé »

    ·         « l’innovation qui consiste à tester les gens en fonction de leur position concernant des individus »

    ·         « la mise en garde contre la fitna de la critique et du fait de rendre innovateur de la part de certains de ahl as-sunna à cette époque »

    Et ce qui est attristant c’est le constat de la dégradation de la situation lorsque certains des gens de la sunna ont été pris pour cible par des critiques et des accusations d’innovation et tout ce qui s’en suit comme mise en quarantaine puis les mêmes questions qui reviennent sans cesse : « quel est ton avis sur untel, qu’untel a jugé innovateur ? », « est-ce que je peux lire tel livre de untel [car] untel l’a jugé innovateur ? » et certains débutants dans l’acquisition de la science disent à leurs semblables : « quelle est ta position sur untel, qu’untel a jugé innovateur ? Et il est obligatoire que tu prennes une position, sans quoi on s’écarte de toi !!! »…

    Cela est encore plus mauvais quand cela se produit dans certains pays d’Europe[2] – et autres – dans lesquels se trouvent des étudiants de ahl as-sunna dont le viatique est bancal et sont dans le grand besoin d’acquérir une science utile et d’être préservés de la fitna de « s’écarter les uns des autres » causé par le suivi aveugle dans la critique.

     



    Or, cette voie est semblable à la voie des « frères musulmans » ceux dont le fondateur[3] a dit : « votre prédication (celle des « frères musulmans ») est plus en droit d’être suivie que de suivre une autre…, car elle rassemble tout le bien et une autre qu’elle n’est pas dénuée d’imperfection !! ( [cf.]: « mouzakerât ad-da’wa wa ad-dâ’iyya » p. 232 éd. dâr as-shihâb) du Cheikh Hassan Al-Banna. ». De même, il a dit : « et notre position, quant aux différentes mouvances qui sont sorties à notre époque et qui ont divisés les cœurs et troublés les esprits, est qu’on les pèse dans la balance de notre prédication, et ce qui y correspond : bienvenue à lui ! quant à ce qui en diverge alors nous le désapprouvons » !!! ». (cf. « majmou’ rassâël hassan Al Banna » p.240 éd. ad-da’wa 1411 h.)

    Ce qui serait meilleur pour ces étudiants, plutôt que de s’occuper de cette fitna, est de s’occuper à lire les livres utiles des gens de la sunna, entre autres ceux des savants contemporains comme le recueil de fatwas de notre Cheykh : Cheykh Abdel’aziz ibn Baz ainsi que les fatwas de la commission permanente et les écrits de Cheykh ibn Otheymine et d’autres encore. En faisant cela, ils obtiendront une science bénéfique et se préserveront des ragots et des « on-dit » et de manger la chaire de certains de leurs frères des gens de la sunna.

    Ibn Al Qayyem a dit dans « al jawâb al kâfï » (p.203) : « parmi [les choses] étonnantes, est qu’il est facile à l’Homme de se préserver et de s’écarter de la nourriture illicite, de l’injustice, de l’adultère, du vol, de boire de l’alcool, de regarder ce qui est interdit, etc., mais qu’il peine à contenir les mouvements de sa langue. A tel point, qu’on peut voir un homme connu pour la religion, l’ascétisme et l’adoration, ne pas se prémunir de prononcer des paroles qui encourent la colère d’Allah. Il ne leur prête aucune attention, alors qu’une seule de ses paroles le précipite d’une distance plus profonde que ce qui sépare l’Est de l’Ouest. Combien peut-on voir d’hommes se préserver des turpitudes et de l’injustice, alors que leurs langues diffament les réputations des vivants et des morts et ils ne prêtent même pas attention à ce qu’ils disent… » [Fin de citation].

    Si on trouve à l’un de ahl as-sunna une parole globale et une autre détaillée, ce qu’il convient de faire c’est de penser du bien de lui et de comprendre sa parole globale à la lumière de la détaillée. Ceci en vertu de la parole de ’Omar qu’Allah l’agrée : « ne pense que du bien d’une parole prononcée par ton frère croyant dès lors que tu lui trouves un sens correct et acceptable. » Ibn Kathîr l’a citée dans l’exégèse de la sourate al hujurât.

    De même, Cheikh Al Islam ibn Taymiyya a dit dans sa critique contre Al-Bakri (p.324) : « il est notoire que la parole détaillée de la personne prévaut sur sa [parole] globale et que sa [parole] explicite prévaut sur ce qui est implicite ». Aussi, il a dit dans « as-sârem al masloul » (2/512) : « prendre les généralités des avis des juristes, sans le renvoyer à ce qu’ils ont détaillé et à ce que statuent leurs fondements, engendre des avis répugnants ». Il a dit également dans « al jawâb as-sahih liman baddala dïn al massîh » (4/44) : « il est obligatoire d’expliquer la parole de la personne avec ses autres paroles et de prendre toutes ses paroles, d’ici et là, afin de connaitre ce qu’il a pour habitude de donner comme sens à un mot particulier lorsqu’il l’emploie. » [Fin de citation][4].

    Ceux qui critiquent et ceux qui se font critiquer ne sont pas infaillibles et aucun d’eux n’est dépourvu de manque, ni d’erreur. Rechercher à être parfait est souhaité, seulement on ne doit pas négliger ce qui a de bien, ni le réduire à néant. Il ne faut pas dire : « la perfection sinon rien » ou [encore] : « soit la lumière complète, soit les ténèbres », plutôt on veille à préserver la lumière même incomplète en s’évertuant à la compléter quand bien même on n’arriverait pas à en faire deux sources de lumière ou plus, alors une seule lampe est meilleure que l’obscurité.

    Qu’Allah fasse miséricorde à notre Cheikh, Cheikh ’Abd Al ’Aziz ibn Baz, celui qui a sacrifié sa vie à la science islamique, en l’apprenant, l’appliquant, l’enseignant, en faisant da’wa et se penchait à motiver les savants et les étudiants en science à enseigner et à faire da’wa. Je l’ai entendu conseiller un des savants dans ce sens et lui avait prétexté une excuse qui ne plut pas à ce cheikh, puis Cheikh Ibn Baz lui rétorqua – qu’Allah lui fasse miséricorde - : « la chassie plutôt que la cécité » [la chassie est la substance jaune sécrétée dans le coin de l’œil comme lors de la conjonctivite], le sens de cette parole étant : « ce que l’on ne peut avoir totalement, on n’abandonne pas la partie que l’on peut avoir ». Et si l’on n’a pas une bonne vue alors il vaut mieux une faible vue, dû à la chassie, que la cécité. Notre Cheikh – qu’Allah lui fasse miséricorde – a perdu la vue à ses vingt ans, mais Allah le lui a remplacé par une lumière dans la clairvoyance qui est notoire chez les savants et chez le commun des musulmans.

    Cheikh Al Islam a dit dans « majmou’ al fatâwas » (10/364) : « Si on ne trouve pas une lumière pure, mais qu’on trouve une lumière qui n’est pas pure [on la prendra], sinon les gens seront dans l’obscurité. Il ne convient donc pas de réprimander une personne, ni d’interdire une lumière, qui contient de l’obscurité, ni [dire qu’il ne faut] qu’une lumière dépourvue d’obscurité ; dans ce cas, combien ne sont pas comme cela et sont sortis complètement de la lumière ?! » [Fin de citation].

    Cela est semblable aux propos de certains [d’entre eux] : « la vérité est une entité qui ne se subdivise pas ; prends-la complètement ou délaisse-la complètement » ! Prendre tout est juste et délaisser tout est une erreur ! Celui qui a une partie de la vérité, on recommande que cela reste en lui et de cheminer afin d’acquérir la vérité qu’il ne détient pas.

    S’écarter [d’une personne] est louable quand il en découle du bien, non quand il en découle du mal. Cheikh Al Islam a dit dans « majmou’ al fatâwas » (28/183) : « si chaque fois que deux musulmans divergent sur un point, ils s’écartent l’un de l’autre, il ne restera plus de considération, ni de fraternité entre les musulmans. » Et il a aussi dit (28/206) : « et le fait de s’écarter [de quelqu’un] varie en fonction de ceux qui s’écartent : selon leur force et leur faiblesse, et selon leur infériorité ou supériorité numérique, car le but est de réprimander celui de qui on s’écarte, de le corriger et que la majorité délaisse ce genre d’erreurs. Si – en cela – le bien est supérieur, de sorte que s’écarter de lui amènera à réduire son mal ou à le camoufler, alors c’est légiféré. Et si personne, ni celui de qui on s’écarte, ni autre que lui, ne tirera profit de cela, voire le mal s’accroitra, et que celui qui s’écarte est en faiblesse, de sorte que le mal en cela est supérieur au bien, s’écarter [de la personne] n’est pas légiféré… » jusqu’à dire : « … si cela est compris, s’écarter [d’une personne] – quand c’est légiféré – fait partie des actes qu’Allah a ordonnés [de faire] ainsi que Son messager r. L’obéissance doit nécessairement être exclusive pour Allah et être en conformité à Son ordre ; elle doit donc être sincère pour Allah et juste. Quant à celui qui s’écarte [d’une personne] à cause des passions de son âme ou qu’il s’écarte d’une façon qu’on n’a pas ordonnée, il sera exclu de cela ! Et combien d’âmes agissent selon leurs passions pensant qu’elles le font par obéissance à Allah ?! » [Fin de citation].

    Les gens de science ont cité : que si un savant se trompe, on ne doit pas le poursuivre pour cette erreur et qu’on ne doit pas se désavouer de lui. Son erreur se dissout dans la multitude de ses bonnes œuvres. Parmi ces [paroles], la parole de Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya dans « majmou’ al fatâwas » (3/349) – après avoir dit la parole précédente – : « … les savants qui ont commis une erreur, s’ils ne font pas de leur acte innové un avis par lequel ils se séparent du groupe de l’Islam (al jamâ’a), en s’alliant ou en prenant en ennemi en fonction de cela[5], Allah – subhânaou wa ta’âlâ – pardonne aux croyants leurs erreurs dans ce genre de cas. C’est pour ça que beaucoup de salafs, ainsi que leurs imams, sont tombés dans ce genre de choses : ils ont adopté des paroles, qu’ils ont dites par effort d’interprétation (« ijtihâd »), alors qu’elles contredisent le Coran et la sunna, contrairement à ceux qui s’unissent à ceux qui sont en accord avec eux et qui se désavouent de ceux qui les contredisent et ont donc divisé l’union des musulmans… »

    L’imam Az-Zahabî a dit dans « siyar a’lâm an-noubala » (14/39) : « si chaque fois qu’un savant fautait dans son effort d’interprétation dans un point religieux, mais d’une faute qui est pardonnable, nous nous dressons contre lui, nous le qualifions d’innovateur et que nous nous écartons de lui, personne n’aurait été épargné, ni Ibn Nasr, ni ibn Mandah, ni même celui qui est plus savant qu’eux ! Allah est celui qui guide les créatures vers la vérité, et Il est Le plus Miséricordieux des miséricordieux. Nous demandons donc protection à Allah contre les passions, contre la brusquerie et le manque de douceur… »

    Il a aussi dit (14/376) : « si tous ceux qui se sont trompés dans leur effort d’interprétation alors que leur foi est correcte ainsi que leur recherche du suivi de la vérité – nous les bannissions et les qualifions d’innovateurs, peu de savants auraient été épargnés. Qu’Allah fasse miséricorde à tous par sa faveur et sa générosité ».

    L’imam ibn Al Jawzî avait cité qu’il y a de la critique qui émane de la passion. Il dit dans son livre « saïd al khâter » (p.143) : « j’ai rencontré des savants dont l’état était différent, ils se concurrençaient dans leur niveau de science. Celui dont la compagnie était la plus utile – pour moi – était celui d’entre eux qui mettait en pratique sa science, même si les autres étaient plus savants que lui. J’ai rencontré des savants du hadith, qui mémorisaient et apprenaient, mais ils s’autorisaient la médisance sous couvert de la critique et de l’éloge (jarh wa ta’dîl[6])… J’ai rencontré ’Abd Al Wahhâb Al Anmâttî, il était sur la base des prédécesseurs et jamais on a entendu de médisance dans ses assises… »

    De même, il dit dans son livre « talbis iblîss » (2/689) : « parmi les ruses de Satan contre les savants du hadith : le dénigrement des uns sur les autres par esprit vindicatif, puis ils prétextent que c’est de l’ordre du « jarh wa ta’dîl » qu’employaient les anciens de cette communauté dans le but ultime de préserver la charia. Allah est plus savant des buts recherchés. » [Fin de citation].

    S’il en était ainsi à l’époque d’Ibn Al Jawzî qui est mort en l’an 597 h. que dire alors des gens du 15ème siècle [h.][7] ?!

    Il est paru – dernièrement – une excellente épitre qui a pour titre : « l’éclaircissement sur la manière d’agir face à la divergence entre les gens de la sunna et du consensus » (al ïbânna ’an kayfiyyat at-ta’âmol ma’ al khilâf bayn ahl as-sunna wa al jamâ’a) du Cheikh Muhammad ibn ’Abd Allah Al Imam du Yémen, qui a été préfacée par cinq savants du Yémen[8]. Elle comprend de nombreuses citations de savants des gens de la sunna anciens et contemporains, en particulier de Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyya et de l’imam Ibn Al-Qayyim, qu’Allah leur fasse à tous deux miséricorde.

    Cette [épitre] est un conseil aux gens de la sunna à exceller dans leurs relations entre eux. J’ai lu de nombreuses recherches de cette épitre et j’en ai tiré les sources de certaines citations que j’ai citées dans cet écrit [notamment] celles des deux imams : Ibn Taymiyya et Ibn Al-Qayyim. Je recommande donc de la lire et d’en tirer profit[9].

    Rien n’est plus beau que ce qu’il a dit dans cette épitre (p.170)[10] : « Il se peut qu’une personne reconnue fasse une critique (jarh) contre certains des gens de la sunna, puis qu’il en découle des troubles : s’écarter les uns des autres, déchirements et conflits ! Il se peut aussi qu’il en découle que les gens de la sunna s’entretuent !! A l’apparition de ce genre de choses, on sait que la critique (jarh) a mené aux troubles. Ainsi il est obligatoire de revoir la méthode utilisée pour critiquer et de mieux considérer les avantages et les inconvénients conséquents, et de chercher ce par quoi perdurera la fraternité, ce qui préservera la prédication et qui rectifiera les erreurs. Il ne convient donc pas de persévérer sur une méthode de critique de laquelle il est apparu du mal ». [Fin de citation].

    Il n’y a aucun doute que les autres savants et étudiants en science des gens de la sunna ressentent ce qu’ont ressenti ces frères yéménites, qu’ils souffrent de cette division et de cette divergence et qu’ils souhaitent le conseil pour leurs frères. Les frères yéménites nous ont devancés en cela – qu’Allah les récompense en bien. Et il se peut que ce conseil détienne une part de cette parole du prophète r : « la foi est yéménite et la sagesse est yéménite ». Rapporté par Al Bukhâri (3499) et Muslim (188).

    Ce qui est souhaité pour l’avenir est que ce conseil de la part des frères yéménites soit concrétisé pour le but pour lequel il fut écrit et propagé. Je ne pense pas qu’une personne des gens de la sunna approuve ce genre de jarh et donne de l’intérêt à le suivre, alors qu’il n’en découle que la haine et l’animosité entre les gens de la sunna, et la dureté des cœurs.

    Le personne sensée n’a pas fini d’être étonnée, [car] pendant que les occidentalisés agissent pour pervertir les deux harams[11] après qu’ils furent réformés, à l’instar de la calamité éthique dans leur cercle de Jeddah qu’ils ont appelé impunément : « le cercle de Khadîja bint Khouwaïlid » au sujet duquel j’ai écrit une parole qui a pour titre : « il ne convient pas de prendre le nom de Khadîja bint Khouwaïlid comme appellation pour pervertir les femmes ». Je dis : pendant ce temps certains des gens de la sunna sont occupés à se dénigrer les uns des autres et à mettre en garde les uns contre les autres.

    Je demande à Allah d’accorder aux gens de la sunna – à tout endroit – de se maintenir sur la sunna, sur l’union entre eux, de s’entraider dans le bien et la piété et d’éliminer tout ce qui peut contenir de la division ou de la divergence entre eux. Je Lui demande aussi – qu’il soit glorifié – d’accorder à tous les musulmans la science de la religion et la constance sur la vérité. Qu’Allah prie, salut et bénisse notre prophète Muhammad, ceux qui l’ont suivi et ses compagnons.

     

    Le 16/1/1432 h[12].

    ’Abd Al Mohsen Al ’Abbâd.

     

    Publié par

    Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)  
    www.islamhouse.com

    Encore une fois : Appel à la bienveillance entre les gens de la sunna !




    [1]Certains se révolteront peut-être contre cette épitre, alors que de nombreux savants l’ont approuvée ! Parmi eux : Sâleh Al Fawzân, ’Abd Al ’Aziz Al As-Cheikh, Sâleh As-Souhaïmî et ’Abd As-Salam Burjes – qu’Allah lui fasse miséricorde – qui a dit : « et nous avons été éprouvés à cette époque par certains qui se revendiquent de la salafiyya - de ceux qui exagèrent en qualifiant les gens d’innovateurs – cela a même atteint le fait de qualifier toute la société d’innovatrice et en dehors d’eux tout le monde est innovateur à la base jusqu’à qu’ils soient sur une clairvoyance de leurs cas ! Ceux-là sont de grands ignorants de la charia, grands ignorants des paroles de savants sur les innovations et les innovateurs ! Aucune considération ne doit être donnée à leurs paroles, elles ne sont que futilités et n’ont aucun poids ! Et l’éminent Cheikh ’Abd Al Mohsen Ibn Hamad Al ’Abbâd a excellé quand il les a conseillés et a mis en garde contre leur voie dans son livre : « rifqan ahla as-sunna bi ahl as-sunna »… » Fin de citation. Cf. son article : « madhâhir al ghoulou fî al i’tiqâd wa al ’amal wa al hokm ’ala an-nass » sur son site officiel ! [Ndt].

    [2] La France est surement le pays d’Europe le plus touché par cette fitna. On a connu, au cours de ces dernières années, plusieurs personnes portant l’étendard de cette fitna, qu’Allah a rabaissées ! Cependant, « certains » n’ont toujours pas compris et ne cessent de s’entêter et de persévérer dans cette fitna, qu’Allah leur montre la vérité et leur accorde de l’accepter, sinon qu’Il les rabaisse et les humilie !! [Ndt].

    [3] C’est-à-dire : Hassan Al Banna ! Les acteurs de cette fitna sont donc sectaires, équivalents aux frères musulmans ! [Ndt].

    [4] En résumé : si une personne a tenu des propos desquels on peut en comprendre une erreur (comme le takfîr par exemple ou autre), mais qu’elle a d’autres paroles détaillées et explicites sur le sujet qui sont dépourvues d’erreurs, il est obligatoire d’expliquer sa parole qui supposait l’erreur à la lumière de ses paroles détaillées et explicites ; il ne faut donc pas lui attribuer cette – prétendue – erreur. Ca c’est la voie de nombreux grands savants – dont Ibn Taymiyya comme nous venons de lire – et pourtant « certains » jugent innovateurs ceux qui disent ça et mettent en garde contre eux !! Certes, nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournerons. [Ndt].

    [5] C’est-à-dire qu’ils s’allient avec ceux qui sont d’accord avec eux et se désavouent de ceux qui les contredisent ! [Ndt].

    [6] Subhân Allah ( !) combien – ici en France et ailleurs – se laissent aller à la médisance prétendant que c’est de l’ordre du « jarh wa at-ta’dïl » ???, mettent en garde pour des questions qui ne nécessitent pas de mises en garde, voire mettent en garde contre ceux qui ont raison juste parce qu’ils ne veulent pas admettre la vérité ??? [Ndt].

    [7] C’est-à-dire : à notre époque (21ème siècle) !! [Ndt].

    [8] Qui sont : 1. Muhammad ibn ’Abd Al Wahhâb Al Wassâbï 2. ’Abd Al ’Aziz ibn Yahia Al Bor’î 3. ’Abd Allah ibn ’Uthmân Az-Zamârï 4. Muhammad ibn Sâleh As-Saomalï 5. ’Uthmân ibn ’Abd Allah As-Sâlemï. [Ndt]

    [9] Le Cheikh Sâleh As-Souhaïmî a lui aussi recommandé cette épitre, de même qu’il a recommandé cet article du Cheikh ’Abd Al Mohsen Al ’Abbâd que nous sommes en train de traduire. Voir son site officiel. [Ndt].

    [10] Ou (p.191) de la seconde édition. [Ndt].

    [11] C’est-à-dire : La Mecque et Médine !! [Ndt].

    [12]Traduit et annoté par Saffoine ibn Galal. Rennes – France (!) – le 21 Safar 1434 h. (4/01/2013) et revu et corrigé par Islamhouse un mois plus tard.

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