• Le jeûne par excellence par al-Mâwardî


    BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

    Allâh a prescrit le jeûne et l’a prévalu sur l’aumône légale à prélever sur les biens. Car le jeûne est lié à l’effort physique.

    Sa prescription vise à encourager les sentiments de compassion envers les pauvres, et incite, par conséquent, à les nourrir et les entretenir une fois que l’on endure la peine de la faim lors du jeûne. Il a été demandé à Youssoûf (’alayhi as-salat was-salam) : « Pourquoi endures-tu la faim alors que tu es responsable de toutes les réserves agricoles ? ». Le Prophète Youssoûf (’alayhi as-Salam) répliqua : « Je crains en assouvissant ma faim d’oublier celle dont souffre encore mon prochain ». [1]

     


    L’autre moralité de l’observance du jeûne réside dans la maîtrise de ses instincts et la diminution de l’emprise des passions et jouissances. Cela participe à se rendre compte que peu de nourriture et de boisson suffisent à entretenir le corps. Par ailleurs, le besoin qu’on éprouve de quelque chose en fait être dépendant. C’est l’argument même qu’Allâh - Ta’âla - avance contre ceux qui déifient ’Issa et sa mère, en disant dans le Coran : « Le Messie, fils de Marie, n’était qu’un Messager. Des messagers sont passés avant lui. Et sa mère était une véridique. Et tous deux consommaient de la nourriture. » [2]



    Par ce besoin de se nourrir qui les tient dans la dépendance, Allâh prouve l’impossibilité pour ’Issa (’alayhi as-Salam) et sa mère d’être des êtres divins puisqu’ils sont défaillants. Voyez donc la bienveillance d’Allâh à travers la prescription du jeûne à notre intention. Il a guidé les esprits à considérer cela alors qu’ils en étaient distraits ou s’en détournaient. Le jeûne est plein de bienfaits pour les âmes, qui sans son observance, ne seront bonnes ni envers elles-mêmes ni envers autrui. [3] [4]

     


    Notes

    [1] Rapporté par al-Bayhaqî

    [2] Coran, 5/75

    [3] Adâb ud-Dîn wad-Douniyâh de al-Mâwardî, p. 151-152

    [4] Abû al-Hassan ’Alî Ibn Muhammad Ibn Habîb al-Mâwardî (rahimahullâh), est un érudit qui naquit en 364 de l’Hégire (976 de J-C) à Bassorah.
    Reconnu comme étant un grand jurisconsulte et juge de l’école Châfiite. Il fait partie des plus grand savant de l’école Châfiite.

     

     

    Le jeûne par excellence par al-Mâwardî

     

     

    « Que devons-nous faire la nuit du mérite ? « Le jeûne m’appartient, c’est Moi qui le récompense » »
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