• *Le musulman et la maladie*



    Chers frères croyants, sachez yarhamakoumallah, qu’Allah dit dans le Coran :

    {Nous vous éprouverons sûrement un tant soit peu par la peur, la famine, la réduction des biens, des personnes et des récoltes. Et annonce la bonne nouvelle aux endurants. Qui disent, quand un malheur les atteint :

    Certes nous sommes à Allah, et c'est à Lui que nous retournerons». Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés}. Sourate 2 al baqara-la vache, versets 155 à 157.

     




    Allah éprouve ses serviteurs par des malheurs et des difficultés et ceci fait partie des lois d’Allah (soubhaanahou wa ta’aala) sur ses serviteurs.
    Et ces malheurs ou difficultés sont de différentes formes : Allah peut éprouver ses serviteurs dans leur santé, dans leur famille et leurs enfants. Mais Allah peut également éprouver ses serviteurs dans leurs biens et leur richesse.


    Chers frères dans l’islam, il n’y a pas de doute que la santé est un grand bienfait. Et la santé est plus importante et plus estimable que n’importe quelle richesse, même si cette richesse est gigantesque. En effet, lorsqu’une personne tombe malade, il peut dépenser des sommes astronomiques pour obtenir la guérison et la santé.

    C’est pourquoi le bienfait de la santé est l’un des dons les plus importants qu’Allah puisse accorder à ses serviteurs. Le prophète (sallallahou ‘alahi wa sallam) nous rappelle l’importance de la santé lorsqu’il dit : « Il y a deux bienfaits que la plupart des gens néglige la santé et le temps libre ». Hadith rapporté par l’imam Al Boukhari (rahimahoullah).

    Chers musulmans, si l’on réfléchi sur le comportement du musulman face à la maladie, on remarque qu’il y a quatre périodes :
    1) Le comportement du musulman avant la maladie.
    2) Pendant la maladie.
    3) Le comportement du musulman pendant les soins.
    4) Le comportement du musulman après la guérison.


    1) Concernant la période avant la maladie, c'est-à-dire lorsque le musulman est bonne santé, il se doit de craindre Allah (soubhaanahou wa ta’aala), en Lui obéissant en appliquant ce qu’il lui ordonné et en délaissant ce qu’Allah (soubhaanahou wa ta’aala) lui a interdit.


    2) Quant à la période de la maladie, le musulman se doit d’endurer cette épreuve et de patienter en sachant qu’Allah (soubhaanahou wa ta’aala) va le récompenser pour sa patience. En effet, le prophète (sallallahou ‘alahi wa sallam) a dit : «Pour tout mal qui touche un musulman, qu’il s’agisse de la fatigue ou d’une maladie, ou d’un souci, ou d’une peine, ou d’une angoisse, même l’épine qui le pique, Allah lui effacera une partie de ses péchés». Hadith rapporté par les imams Al Boukhari et Muslim (rahimahoumallah).




    Chers croyants, la personne malade doit également savoir que la maladie qui l’a touchée est peut-être une bonne chose pour lui-même.

    En effet, le messager d’Allah (sallallahou ‘alahi wa sallam) a dit : «Celui à qui Allah veut du bien, il l’éprouve par un mal». Hadith rapporté par l’imam Al Boukhari (rahimahoullah).

    Le musulman doit également se rendre des comptes sur son comportement envers Allah (soubhaanahou wa ta’aala) avant la maladie.

    En effet, en général les malheurs et maladies ont pour origine la désobéissance en Allah et les mauvaises actions pendant la période de bonne santé.

    En effet, il est rapporté qu’à l’époque du prophète (sallallahou ‘alahi wa sallam) un homme récita le verset : {Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela}.
    Sourate 4 Annissaa-les femmes, une partie du verset 123. Cet homme dit alors : «Nous serons alors punis pour tout nos péchés, cela veut dire que nous sommes perdus». Et le prophète (sallallahou ‘alahi wa sallam) fut informé de ce qu’a dit cet homme, et il dit : «Oui, dans cette vie, le musulman sera rétribué pour ses fautes, dans son corps par des maladies ». Hadith rapporté par les imams Ahmed et Ibn Habban (rahimahoumallah).



    Chers frères dans l’islam, il est également rapporté qu’un jour Abu Bakr (radiyallahou ‘anhou) dit au prophète (sallallahou ‘alahi wa sallam) :
    « Ô messager d’Allah ! Comment peut-on avoir de la joie après le verset :{Ceci ne dépend ni de vos désirs ni des gens du Livre. Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela, et ne trouvera en sa faveur, hors d'Allah, ni allié ni secoureur} ? ».

    Le prophète (sallallahou ‘alahi wa sallam) répondit : « Qu’Allah te pardonne ô Abu Bakr ! Est-ce-que tu ne tombes jamais malade ? Est-ce-que tu ne te lasses jamais ? Est-ce-que tu n’es jamais triste ?». Abu Bakr dit : « Si, bien sûr ». Le prophète (sallallahou ‘alahi wa sallam) dit alors : « Voilà comment tu es rétribué ». Hadith rapporté par l’imam Ahmed (rahimahoullah).

    Le musulman et la maladie

     

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