• **Le sacrifice de la fête**

    Au nom d'Allah, Miséricordieux par essence, Miséricordieux dans Ses actes
     
     

    L'immolation d'une bête à l'occasion de la fête du sacrifice (Aid-ul-Adha) par amour pour Le Seigneur est une adoration d'une très grande valeur et l’œuvre la plus agréable à Dieu le jour de l'Aïd.

     

    Le prophète (paix et bénédiction d'Allah soient sur lui) a dit :« L’homme n’accomplit pas une action plus agréable à Dieu le jour de l’Aïd que celle d’offrir un sacrifice. Le jour de la Résurrection, l’offrande viendra intacte avec cornes sabots et laine. Le sang qui en coule est estimé de Dieu avant même qu’il ne touche le sol. Soyez-en heureux.

     

    Les deux imams rapportent également la raison de ce sacrifice:

     

    L’un des compagnons demanda au prophète : « Pourquoi ces sacrifices ? »Il répondit : « C’est la tradition de votre père Ibrahim.» «Quel en est l’intérêt ?» reprit l’hom me et le prophète de répondre : « Pour chaque poil, il vous sera compté une bonne action ». « Et la laine ?» lui demanda-t-on ? Il répondit : «Pour chaque brin de laine, une bonne action vous sera comptée également. »

     

    Le sacrifice incombe au chef de famille qui en a les moyens et tous les membres de la famille, quelque soit leur nombre, pourront offrir une seule offrande.

    Il doit savoir égorger les bêtes avec douceur et humanité, sinon apprendre à le faire. En effet, le prophète béni nous a enseigné que Dieu a prescrit l'excellence en toute chose (au point que) celui qui veut égorger, qu'il aiguise son couteau pour éviter à l'animal de souffrir.

     

    On peut déléguer le sacrifice à quelqu'un d'autre mais le salaire du boucher ne doit pas se faire en viande de la bête sacrifiée. Ali, que Dieu l'agrée a dit :« Le messager d'Allah, que la paix et le salut soient sur lui, m'a ordonné de m'occuper de ses sacrifices, de donner en aumône sa viande et sa peau, mais m'a dit de ne pas en donner au boucher. Il m'a dit : »C'est nous qui allons lui donner son salaire. »

     

    Celui qui a l'intention de sacrifier une bête le jour de l'Aid ne devrait plus se raser ni se couper les ongles pendant toute la durée allant du 1er Dhul-Hijja jusqu'au sacrifice (du 10 au 13 du mois), comme rapporté par l'imam Muslim (que Dieu lui fasse miséricorde!) : « Selon oum Salama, le prophète, que la paix et le salut soient sur lui, a dit : « Si vous voyez le croissant de dhoul hijja et que vous souhaitez faire le sacrifice, alors, ne coupez ni vos cheveux, ni vos ongles. »

     

    Le sacrifice doit remplir six conditions :

     

        Etre une bête de cheptel en vertu de la parole du Très Haut : « À chaque communauté, Nous avons assigné un rite sacrificiel, afin qu' ils prononcent le nom d' Allah sur la bête de cheptel qu' Il leur a attribuée. Votre Dieu est certes un Dieu unique. Soumettez- vous donc à Lui. Et fais bonne annonce à ceux qui s' humilient,»(Coran, 22 :34 ).

        La deuxième, est qu’il doit atteindre l’âge légal qui est de 6 mois pour le mouton et 1 an pour les autres animaux. Car le prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :« N’égorgez qu’une bête âgée d’un an ou plus. A défaut, vous pouvez égorger un mouton d’un âge inférieur » (rapporté par Mouslim).

        La troisième est que l’animal doit être exempt des quatre défauts invalidant.

    Le messager d'Allah, que la paix et le salut soient sur lui, a dit :« Quatre bêtes ne sont pas permises pour le sacrifice : la borgne dont le défaut est évident, celle qui est visiblement malade, la visiblement boiteuse et celle dont la fracture est irréparable. »

     

        La quatrième condition est que l’animal doit être une propriété de celui qui veut en faire un sacrifice. Autrement, l’auteur du sacrifice doit avoir l’autorisation du propriétaire ou une permission légale. Car est jugé invalide le sacrifice fait par un usurpateur, par un voleur ou par une personne ayant obtenu une bête à la faveur d’un faux procès, etc. En effet, il est inexact de se rapprocher d’Allah par un acte qui implique un péché.

        La cinquième condition est que la bête à sacrifier ne doit pas être l’objet d’un gage.

        La sixième condition est le respect du temps légalement établi pour l’immolation du sacrifice.

     

    Ce temps commence après la fin de la prière de la fête célébrée le jour du Sacrifice et prend fin au coucher du soleil du 13e jour du 12e mois. Les jours pendant lesquels on peut procéder à l’immolation sont au nombre de quatre : le jour de la fête et les trois jours suivants.

     

    Si quelqu’un procède à l’immolation du sacrifice avant la fin de la prière ou après le coucher du soleil du 13e jour, son sacrifice sera invalide. Ceci est fondé sur ce hadith rapporté par al-Boukhari d’après al-Baraa ibn Azib (P.A.a) selon lequel le prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « le sacrifice immolé avant la prière, est de la viande que l’on offre à sa famille et n’a aucune valeur rituelle ».

     

    D’après Noubaycha al-Houdhali (P.A.a), le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Les jours de tashriq sont des jours pendant lesquels il faut manger, boire et se rappeler Allah, le Puissant et Majestueux »(rapporté par Mouslim).

    (...)

     

    Il est recommandé à l’auteur du sacrifice d’en manger une partie, d’en offrir une partie et d’en faire une aumône pour une partie, compte tenu de la parole du Très Haut : «Mangez-en vous-mêmes et faites- en manger le besogneux misérable. »(Coran, 22 :28)

    D’après Salamata ibn Al-Akwa’, le prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Mangez-en, faites-en manger et conservez-en » (rapporté par al-Boukhari).

     

    Il existe une divergence de vues au sein des ulémas à propos des quantités des parties à manger, à offrir et à donner en aumône. Toujours est-il qu’il y a là grande l'attitude. Cependant, il est préférable de consommer un tiers de la viande, de faire cadeau d’un tiers et de donner un tiers en aumône. Le tiers à consommer peut aussi être conservé, même durablement, pourvu que cela ne rende pas sa consommation nocive.

     

    En temps de famine, il n’est pas permis de conserver cette viande au-delà de 3 jours en vertu du hadith de Salamata ibn al-Akwa’(P.A.a) qui dit : « Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :« Que l’auteur d’un Sacrifice n’en garde pas la viande chez lui au-delà de 3 jours » ; L’année suivante, les gens lui dirent : – Messager d’Allah ! Allons-nous faire cette année comme nous avons fait l’année passée ? Mangez-en, faites-en manger et conservez-en ; l’année passée les gens souffraient (de la famine) et je voulus vous mettre à contribution » (rapporté par al-Boukhari et par Mouslim).

        Puisse le sacrifice de la bête être pour nous un rappel de tout ce que l'on doit à Dieu Qui a acheté aux croyants les personnes et leur biens, en récompense du Paradis, bien que tout Lui appartiennent!

     

     

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