• Ô toi qui te détourne [de la Vérité], à cause d'une vie aisée continue, tu la quitteras, si tu savais, de gré ou de force !

    La mort

     

     

    Ô mes frères ! 

     

    Combien d'âmes la mort n'a-t-elle point tirées de chez elles sans complaisance, et combien de corps a-t-elle fait enfouir dans son voisinage, sans s'en soucier, et combien de larmes des yeux, comme des sources, a-t-elle fait couler, après la quiétude !

     

    Ô toi qui te détourne [de la Vérité], à cause d'une vie aisée continue, tu la quitteras, si tu savais, de gré ou de force ! 

     

    Les évènements déplacent violemment les gens libres de leur patrie, et font que les oiseaux en abandonnent leur nid ! 

     

    Où est celui qui a régné sur l'Est et l'Ouest ? 

     

    Qui a rempli par sa présence tous les coins de la terre et des vergers innombrables, il a planté ; les voeux qu'il a réalisés et les difficultés qu'il a surmontées ? 

     

     

     

    Les corbeaux crient sur [les ruines] de ces demeures ; et alors qu'il jouissait, soudainement à sa porte, frappa le plus tranchant des visiteurs ! 

     

    Des tonnerres et des foudres l'ont emporté, et sur lui, tomba ce qui fit blanchir les raies des cheveux ! 

     

    Le bien-aimé l'a délaissé, l'ami et le compagnon sincère l'ont désormais quitté ; et du voisinage des créatures au voisinage du Créateur, il fut transporté.

     

     

    Par Allâh ! 

     

    La mort a bataillé contre lui et il n'a pas pu l'éviter, et l'humiliation, après les honneurs dont il jouissait, elle lui a certes fait goûter. 

     

     Après les draps doux de sa literie, un sol rugueux lui fut dressé ! 

     

     Dans la tombe, les vers [de terre], aussi bien son corps que le linceul, ont déchiqueté. 

     

    Dans une vie de misère, il demeure [désormais], et son ami s'est éloigné de lui comme s'il ne l'avait jamais côtoyé auparavant !

     

     

     

    La prudence ne lui a point servi, et de la disparition ne l'a point préservé ; en vérité c'est le manque de provisions qui lui fut fatal. 

     

    Ainsi est-il devenu un exemple pour ceux qui vont à leur tour accomplir la traversée ; et qui auront à parcourir des distances ardues, sans savoir si celui qui les a précédés a connu la débâcle ou le succès !

     

    Ce sera ton tour dans quelques jours, et ce que tu vis maintenant n'est certes que du rêve. 

     

    Ta vie ne mérite point tant d'attention, et ce que tu as entendu, tu le verras, très certainement, au complet, demain, et nous l'endurerons, moi et toi de même ! Malheur à toi ! Ces paroles ne t'ont-elles pas touchées !?

     

     

     

     

     

     

    [Al-Imâm Al-Hafîdh Shâms Ad-Dîn Abû ‘Abd’Allâh Muhammad Ibn Ahmad Ibn ‘Uthmân Adh-Dhahâbî ~ Kitâb Al-Kabâ’ir (poème no2)]

     

     

     

     

    « L’origine de la Saint-Valentin et quelques conseils aux musulmansIl n'est pas permis de fêter la st Valentin en Islam »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :