• Réponse à une soeur éprouvée par le célibat -

    Question :

     

     

    Un de vos articles m'a interpellée, "Les causes, tout simplement", que j'ai lu avec attention. Mon propos va porter sur cela et d'une situation liée notamment au projet du mariage.

     

     

    Cela fait 10 ans que je fais les causes et m'en remets à Allah (exalté soit-Il) pour qu'il me facilite le mariage et exauce mes invocations liées à ce projet. On peut dire qu'aujourd'hui, j'ai épuisé toutes les sources et "causes" pouvant me permettre de réaliser par la grâce d'Allah ce projet.

     

     

    Quelques occasions se sont présentées à moi. Certaines n'ont pas fonctionné, pour diverses raisons, qadr Allah. J'ai eu des moments difficiles où le mariage était devenu "mon" projet de vie, et puis peu à peu je m'en suis lassée, sans pour autant par moment faire les causes. Mais bien que celles-ci étaient de mon point de vue épuisées, je continuais et continue toujours de me retourner vers Allah (exalté soit-Il) à qui j'expose et confie mes peines. Je n'ai pas de doutes sur Son écoute et une probable réponse...

     

     

    Il y a un doute en moi qui s'est installé et qui prend une certaine ampleur : je doute de ma propre personne, je me torture l'esprit, pour moi je suis au plus bas de l'échelle de tous les musulman(e)s du monde, je ne suis rien. Non pas que je pense qu'Allah (exalté soit-Il) me délaisse, mais je crains que mes péchés antérieurs, malgré tous mes repentirs ne soient pas pardonnés. J’ai l'impression de porter des montagnes et des montagnes. J'en souffre énormément....

     

     

    Je suis dans un état où je suis en totale remise en question. J’ai l’impression de ne pas être suffisamment reconnaissante envers Lui. J’ai l’impression de ne pas être toujours en phase avec ce que je devrais être en tant que bonne musulmane (il est vrai que je suis de nature très exigeante avec moi même), alors comment obtenir de Ses biens, espérer l'exaucement, si je suis au plus bas ? 

     

     

    Sachez cher frère que là il n'est pas question d'un désespoir envers Allah, mais que je suis arrivée aujourd'hui à un stade que je n'arrive plus à gérer malheureusement.

     

     

    J'essaie de faire un travail de résignation. Oui il faut aussi accepter que peut-être ce projet ne se réalisera jamais, que si tel est le cas, ce sera la volonté d'Allah. Alors je me concentre sur autre chose, le temps va passer, mais ça revient toujours.....l'humain, reprend toujours le dessus...

     

     

     

    Je demande à Allah que si le mariage n'est pas ma destinée qu'Il m'apaise, que ma vie soit tournée vers d'autres projets, mais en vain.....Le mariage ce n'est pas le but dans cette vie, ce n'est qu'un moyen qui permet une certaine stabilité, un équilibre. Une femme a besoin d'un homme et vice-versa. Allah (exalté soit-Il) a créé  toute chose en couple.

     

     

    Par ailleurs, je prends de l'âge. La trentaine m'angoisse encore plus. Ne faisant pas vraiment mon âge (j’ai l’air assez jeûne), cela ne change rien, le temps passe tellement vite...

     

     

    Concernant salât al istikhara, aura-t-elle un sens si je demande à Allah de dire si le projet du mariage est un bien ou pas pour moi ?

     

     

    Je suis désolée. Je ne vous ai donné que quelques éléments, le sujet m'étant très sensible, je communique un peu difficilement là-dessus.

     

     

    D'avance, je vous remercie cher frère pour l'apport que vous pourrez apporter à mes questionnements.

     

     

    Jazak Allâhu khayran.

     

     

    Très fraternellement.

     

     

    Réponse :

     

     

     

    بِسْمِ اللهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ

     

     

     

    Votre expérience est tout à fait représentative du quotidien de certains célibataires musulmans, qui à force d’attendre l’exaucement de leurs invocations, finissent par prêter oreille aux chuchotements de Satan, qui leur inspire scepticisme et relâchement. Je suis sûr que beaucoup se reconnaîtront dans votre témoignage. Aussi, votre doléance mérite à mon sens une réponse quelque peu substantielle.

     

     

     

    Avant toute chose, j’aimerais rebondir sur certaines de vos formulations. Vous dîtes au début de votre message, que vous avez épuisé toutes les causes possibles. Or, là est peut-être le problème. Je ne sais en réalité, de là où je me trouve, ce qui se cache en termes de méthodes, derrière cette formule générale. Au moment de faire un bilan et lorsqu'il s'agit de constater un échec, beaucoup estiment avoir fait le nécessaire pour arriver à leurs fins. Pourtant, tous les êtres humains n’ont pas le même degré de connaissance, et cela explique en partie, les différences de niveaux sociaux et religieux, les échecs et les réussites.

     

     

    قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الَّذِينَ يَعْلَمُونَ وَالَّذِينَ لا يَعْلَمُونَ 

     

     

    Dis : Sont-ils égaux ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? Sourate Az-zumar.

     

     

     

    L’une des pires situations dans laquelle peut s’enliser le serviteur, est l’installation progressive vers un univers de connaissances illusoires, à la surface quantitative mais qui cache en réalité, une qualité superficielle. Je m’explique. Les théologiens ont distingué deux sortes d’ignorances. La première est appelée « Jahl Bassit », l’ignorance simple. Il s’agit de l’ignorance par laquelle passe tout un chacun, et qui sera dissipée par la science. La seconde, plus sournoise, est appelée « Jahl murrakab » ou ignorance complexe. C’est le cas de certaines personnes qui croient savoir, mais qui en réalité ne savent pas ce qu’elles doivent réellement savoir. Autrement dit, elles détiennent certes un ou plusieurs fragments de science qui les convainquent d’être « savantes » sur une question, mais cela ne leur suffit pas pour atteindre leurs objectifs ou encore satisfaire Allah (exalté soit-Il). Dire « Je sais » est un mur que construit Satan afin d’empêcher le serviteur de poursuivre ses investigations. Il se repose finalement sur ses lauriers, fatigué de tant d’efforts, et reste en compagnie de ses connaissances insuffisantes, tandis que le chemin de son exaucement existe pourtant…

    Cela correspond tout à fait aux déductions d'Ibnul Jawzi dans Talbis Iblis « Sache que le premier embrouillement du Diable sur les gens, tient au fait qu’il les a détournés de la recherche de la connaissance. Car la connaissance est une lumière, et s'il éteint leurs lampes, il peut les orienter vers les ténèbres à sa guise. »

    Il va sans dire que celui qui croit savoir, lira cette citation avec peu d’intérêt, puisqu'il considère être suffisamment renseigné sur le mal qu'il vit. Tant il est vrai que parmi les véritables caractéristiques du savant, figure cette aptitude à considérer sa propre science comme insuffisante. Autrement dit, la seule chose que l’on sait vraiment, c’est que l’on ne sait pas grand-chose et qu’il faut constamment chercher à en savoir davantage.

     

     

     

    Ainsi, le premier conseil que j’aimerais vous donner chère sœur, serait de vous essayer à l’Espoir avec un grand E. Non pas que je conteste votre déduction, mais je pense qu’il serait plus optimiste de votre part, de croire en l’espoir d’une ou de plusieurs solutions méconnues. Car c’est en réalité lorsqu’on pense avoir négocié toutes les options envisageables, que l’on se met à conclure prématurément sur la caducité d’une théorie (celle-ci étant l’exaucement authentique). Le verre est à la fois rempli à moitié, et vide à moitié. Libre à vous d’opter pour l’une de ces deux considérations.

     

     

    Le célibataire fort n’abandonne jamais, même si le monde entier le renvoie à ses échecs ou à ses supposés défauts. Si la destination est connue, qu’il n’y a aucun doute à son sujet (car l’exaucement est promis par le Très-Haut), il existe peut-être un élément qui nous ralentis ou qui explique notre non-atteinte de l’objectif. Ibnul Qayyim disait que :

     

     

    « Toute connaissance ou tout acte qui ne fait pas accroître la foi et ne la renforce pas, comporte un défaut»

     

     

    Il ne s’agit pas là d’une belle phrase qui n’a pour vocation que de susciter l’émotion dans les réseaux sociaux, et que l’on oublie quelques instants après l’avoir lue. Ce que veut dire Ibnul Qayyim, c’est que les promesses divines et prophétiques sont à la fois sûres et parfaites. Sûres, dans la mesure où elles proviennent du Vrai qui ne se trompe jamais (et l’exaucement est sûr et certain, tant qu’on y croit avec patience et fermeté) ; et parfaites, car tout a été enseigné en termes de méthodes et de solutions par le Messager d’Allah (prière et salut sur lui). Autrement dit, celui qui agit de manière insuffisante au regard des sources, ou de manière excessive, ne doit pas s’étonner de ne pas atteindre ses objectifs. Le défaut ne vient pas de la théorie, mais de celui qui pratique certainement autre chose que la théorie requise.

     

     

    Le non-exaucement des invocations, et plus particulièrement celles qui concernent le mariage, n’est pas définitif de manière systématique. Je veux dire par là qu’il existe de nombreux célibataires qui pensent à tord que l’exaucement doit se manifester dans l'immédiat ou sous un délai court. Ceci constitue une erreur d’appréciation majeure dans la croyance et la compréhension du thème de l’invocation. Le non-exaucement en apparence peut cacher en réalité un exaucement qui met du temps à prendre forme. C’est là une subtilité profonde de l’univers des invocations. Mais j’y viendrai un peu plus tard incha Allah.

     

     

    Admet-on-le. Il est très difficile de se convaincre à soi-même d’être à côté de la plaque en termes de pratique. Pourtant, si dans les faits nous sommes insuffisants, cela n’a rien d’irrévocable. Il n’y a que l’introspection, le mea-culpa et la correction qui permettent d’atteindre ses objectifs, et certainement pas des convictions gelées et soudées sur des socles fallacieux ou hypothétiques. Bien entendu, je ne vous vise pas personnellement ici. Je profite de l’occasion qui m’est donnée afin d’exercer une piqûre de rappel aux frères et sœurs qui accusent parfois leurs invocations de stérilité, sans qu’ils n’aient respecté un temps soi peu les fondamentaux de cette noble adoration…

     

     

    Par ailleurs, quand bien même notre pratique religieuse ne souffrirait d’aucune tare et d’aucun péché, cela ne suffirait pas dans l’absolu. A ce sujet, je profite de l’occasion pour vous citer un hadith peu connu, mais tellement important pour la foi, qu’il mérite d’être cité ici. Dans cette narration recensée authentiquement par Al Bazzar et d’autres, le Messager d’Allah (prière et salut sur lui) :

     

     

    لو لم تكونوا تذنبون لخفت عليكم ما هو أكبر من ذلك العُجْب العُجْب 

     

     

    « Si vous ne commettiez pas de péchés, j’aurais crains pour vous quelque chose de plus grave encore : l’autosatisfaction, l’autosatisfaction » 

     

     

    Autrement dit, si je vivais la même situation que vous, que je sois convaincu d’avoir accompli les repentirs adéquats, que je me sois abstenu de commettre des turpitudes, il me faudrait malgré tout rester constamment en introspection et craindre le châtiment d’Allah, tel que vous l’avez cité. Seulement, bien que vous vous distinguiez personnellement du désespoir (comme vous l’avez écrit précedemment), vous semblez opter pour le découragement, ce qui reste toujours aussi regrettable. Or, ceci est du point de vue des enseignements prophétiques, un vecteur puissant de non-exaucement comme je vais le préciser sous peu.

     

     

     

    Mais avant cela, et comme vous avez certainement du le remarquer en parcourant Sous-Missions, je suis un bon client de métaphores et autres paraboles. Essayons donc d’imager les choses. L'idée consiste à vous ouvrir, ainsi qu’aux autres lecteurs, quelques pistes de réflexion et vous faire méditer sur le schéma de l’exaucement.

     

     

    On dira que l’invocation est un bâtiment constitué de niveaux, son sommet étant l’exaucement. Chacun espère atteindre la cime de l’édifice. Il est des invoquants qui sont suffisamment versés dans la connaissance et qui savent où se trouvent les ascenseurs. D’autres préfèrent les construire eux-mêmes, conformément aux instructions dont ils ont pu bénéficier par la grâce d’Allah (car effectivement, l’exaucement se « construit » d’un point de vue religieux, en mettant par exemple et au préalable, de l’ordre dans sa vie).

    Conséquemment, ils atteignent rapidement leurs objectifs. D’autres encore, ne sont pas même au courant qu’il existe des alternatives comme l’ascenseur. Ils sont convaincus que seuls les escaliers peuvent permettent d’atteindre le sommet du bâtiment. Et les voilà qui s’essoufflent, jour après jour. Toutefois, ces derniers se rapprochent crescendo du dernier étage, bien qu’ils ne sachent pas pour autant, combien de temps il leur faudra pour l’atteindre. Et puis, il arrive qu’une fois parvenus à l’étage de l’impatience, des mois, voir des années après avoir escaladé les marches du bâtiment de l’invocation, certains locataires diaboliques qu’ils croisent sur leur chemin, se mettent à leur insuffler tout un tas de rumeurs sur la non-existence de ce fameux dernier étage. Leur longue expérience du genre humain et leur rhétorique enivrante les subjuguent. Ils se mettent à douter de la possibilité d’une issue.

    Pire encore, une rumeur de casting se juxtapose à leur anxiété. Bien qu’ils candidatent pour un projet noble, que l’objet de leur invocation soit licite et qu’ils respectent le règlement du bâtiment encadré au rez-de-chaussée, ces curieux locataires leur ensorcellent l’esprit avec un élixir des plus perfides : il existerait en fait, des gens éligibles à l’exaucement, et d’autres inéligibles. Ébranlés par ces funestes prédictions qui relèvent pourtant de la pure conjecture, certains célibataires, désespérés par la nouvelle « découverte », se mettent à se jeter par la fenêtre, abandonnant par là et d’une fâcheuse manière, le bâtiment de l’invocation. L’imposture a atteint son objectif, tandis que l’invoquant a abandonné le sien.

    D’autres, encore sous l’effet de l’invocation et de la puissante dynamique qu’elle propulse, se décident de rebrousser chemin et finissent par descendre les marches. C’est à ce moment précis que leur abandon progressif de l’invocation commence. L’arrivée au rez-de-chaussée sur lequel se sont écrasés les premiers, n’est qu’une question de temps. Ils seront bientôt et tous les deux, au même niveau, loin, très loin de l’exaucement près duquel ils étaient pourtant, tandis que d’autres, à force de patience et d’espérance, arriveront tôt ou tard, à leur destination. Les deux premiers chutent alors dans le mal auquel faisait référence le Messager d’Allah (prière et salut sur lui) :

     

     

    لا يزالُ يستجابُ للعبدِ ما لم يدعُ بإثمٍ أو قطيعةِ رحمٍ . ما لم يَسْتَعْجِلْ . قيل : يا رسولَ اللهِ ! ما الاستعجالُ ؟ قال يقولُ : قد دعوتُ ، وقد دعوتُ ، فلم أرَ يستجيبُ لي . فيستحسرُ عند ذلك ، ويدعْ الدعاءَ 

     

     

    « Le serviteur ne cesse d’être exaucé tant qu’il ne sollicite pas un péché ou une rupture de lien de parenté, et tant qu’il ne s’empresse pas. On demanda : Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que l’empressement ? C’est lorsqu’il dit : J’ai invoqué et j’ai invoqué et je n’ai rien vu d’exaucé. Dès lors, il se décourage et abandonne l’invocation »

     

     

    N’est-ce pas exactement le contexte dans lequel vous semblez vous installer chère sœur ? Cela dit, il me semble nécessaire de préciser certains fondamentaux, car les notions mêmes d’empressement et d’exaucement semblent floues pour une partie de nos frères et sœurs. Nombres de célibataires désirent qu’Allah exauce leurs invocations de la manière dont ils l'entendent. Rien n’est plus important à leur regard que cela. Pourtant, tel que le disait Allah (exalté soit-Il) dans la sourate Al Isra :

     

     

    وَيَدْعُ الإِنسَانُ بِالشَّرِّ دُعَاءَهُ بِالْخَيْرِ وَكَانَ الإِنسَانُ عَجُولاً 

     

     

    Et l’Homme invoque en demandant le mal comme il invoque en demandant le bien, et l’Homme est pressé (par nature).

     

     

    Autrement dit, poussé par la frénésie et la passion qui le dominent, il arrive que l’invoquant ne sache plus distinguer le bien du mal. Il est obnubilé par son projet et inquiet par le temps qui passe, jusqu’à ce qu’il dise publiquement ou intérieurement « J’ai trop attendu ». N’est-ce pas là le signe même de l’impatience et de l’empressement ? Allah (exalté soit-Il) n’est-Il pas le Seul et l’Unique, qui mérite d’être attendu le Seul et l’Unique qui mérite de témoigner de notre endurance, le temps qu’il faudra ?

     

     

     

    Vous parliez également de résignation, en vous forçant à accepter l’idée selon laquelle ce projet de mariage ne se réalisera peut-être jamais. Permettez-moi chère sœur d’en douter. De mon point de vue, on ne peut se résigner qu’en face d’éléments irréversibles, ou encore pour des situations où l’espoir constitue un non-sens. C’est le cas par exemple pour la mort d’un proche, lorsqu’on a atteint un point de non-retour. Se résigner face au décret d’Allah est quelque chose de tout à fait noble, voire même de conseillé. Aussi, le bon sens voudrait qu’on ne sollicite pas Allah afin qu’Il ressuscite un défunt. Les morts ont désormais basculé de l’autre côté de notre monde et bien qu’Allah soit tout à fait capable de les ressusciter, Il ne le fera que le jour du jugement dernier. En revanche, pour ce qui est du mariage, même à un âge avancé, il est proprement inconvenant de la part du célibataire de se résigner, puisque cette initiative n’est en rien incompatible avec l’âge, aussi avancé soit-il. Un célibataire, même sexagénaire, n’a pas à se résigner. Au contraire, cela dénoterait en lui une faiblesse qu’il ne mérite en rien. En théorie, l'individu doit avec l'âge, gagner en sagesse. C'est tout le contraire qui se manifeste malheureusement chez certains.

    Nombreux sont les célibataires au sein de la communauté qui affirment à tord l'idée selon laquelle Allah (exalté soit-Il) ne leur a pas écrit le mariage. En employant le passé composé, elles considèrent en réalité cet état comme une condamnation définitive ou quasi-définitive qui se perpétue dans le temps. Pourquoi ne diraient-elles pas qu’Allah (exalté soit-Il) ne leur a pas écrit le mariage pour le moment ? Tant que l’individu est vivant, tant qu’il respire, il reste éligible au mariage. Ibn Massou’d (qu’Allah l’agrée) disait :

     

     

    لو لم يبق من أجلي إلا عشرة أيام وأعلم أني أموت في آخرها يوماً ولي طَوْل النكاح فيهن لتزوجت مخافة الفتنة 

     

     

    « Même s’il ne me restait que dix jours à vivre, je me marierai le dernier si je le pouvais, par crainte de tomber dans l’illicite »

     

     

    D’ailleurs à ce sujet, je suis tombé avant-hier (Puisse Allah être loué pour ce qui ne ressemble certainement pas à une coïncidence) sur un fait divers racontant l’histoire d’un homme qui souffrait d’une maladie de la peau. Son faciès était tellement gâté et difforme que certains l’ont affublé du sobriquet de « l’homme sans visage ».

    Cet indien de 32 ans a réussi non seulement à se marier, mais en plus, Allah (exalté soit-Il) lui a donné un petit fils en bonne santé issu de cette union. Puisse Allah être Loué pour cette merveilleuse nouvelle ! Je pense que vous devriez méditer personnellement, ainsi que tous les célibataires qui perdent confiance en eux, sur cette expérience pleine de Miséricorde et d’espoir. Cet homme aurait très bien pu être considéré comme un cas désespéré. Mais Allah (exalté soit-Il) en a voulu autrement, et une chose est sûre, seuls l’effort et la patience peuvent aboutir à ce genre d’happy-end. Quoiqu’il en soit et en réalité, les exemples du genre sont nombreux dans notre planète. Ne vous singularisez pas en tendant la main au relâchement.

     

     

    Certains frères et sœurs se demandent jusqu’à quand il faut patienter dans l’invocation ? De mon point de vue, je pense qu’une bonne « hygiène spirituelle » devrait nous préserver de ce genre de questionnement. Pourquoi donc se fixer une limite pour une si noble adoration ?

    L’invocation est tellement sensationnelle en termes de liens sacrés avec le Tout-Miséricordieux, qu’il ne m’intéresserait pas de savoir jusqu’à quand je devrais faire un effort pour me voir exaucé. Autrement, cela voudrait dire que l’objet de mon invocation est plus cher à mes yeux que l’invocation elle-même. Le fait est aussi qu’en réalité, certaines personnes ne voient l’invocation que sous la forme d’un processus mécanique, standardisé, documenté, etc, alors que derrière ce dispositif spirituel, se cache une ambiance du Tawhid qui n’a aucun prix.

     

     

    Par ailleurs, le fait de se demander jusqu’à quand l’invocation est requise, cela implique de fait l’éventualité d’une impertinence de l’invocation. Par conséquent, cela montre à quel point l’invoquant qui se pose ce genre de questions est tout, sauf « certain de l’exaucement ». Et à ce sujet, le Messager d’Allah (prière et salut sur lui) disait :

     

     

    ادعُوا اللهَ وأنتم مُوقِنُون بالإجابةِ واعلَموا أنَّ اللهَ لا يَستَجيبُ دُعاءً مِن قلبٍ غافِلٍ لاهٍ 

     

     

    « Invoquez Allah tout en étant convaincus de l’exaucement. Et sachez qu’Allah n’exauce point une invocation qui provient d’un cœur négligeant, éparpillé. » Authentique par At-thirmidi.

     

     

    Voilà un bien joli hadith qui dévoile l’une des raisons pour lesquelles certains invoquants n’arrivent pas à atteindre l’exaucement. Ils ont tellement attendus, qu’ils ne sont plus convaincus de l’exaucement. En agissant de la sorte, ils s’interdisent de fait l’exaucement ! Le contraire même du cœur négligeant et éparpillé, est le cœur qui vibre de sincérité et de certitude. C’est là que se trouve peut-être la clé de nos célibataires, et par extension de tout invoquant musulman. Vous écrivez « Je n'ai pas de doutes sur Son écoute et une probable réponse... »

    Voilà un détail que l’on peut qualifier de regrettable chère sœur. Il n’y a de « probable réponse » qui vaille dans l’invocation. Si la norme prophétique stipule que l’état d’esprit de l’invoquant doive nécessairement impliquer la certitude, il n’y a plus rien de probable. Celui qui hésite n’est en rien comparable à celui qui est ferme dans ses convictions, n’est-ce pas ? 

     

     

    Être convaincu ne veut pas dire faire preuve de certitude durant les premiers moments de l’invocation, lorsque le cœur est passionné, lorsque l’on tend les mains au ciel ou dans les tréfonds de nos prosternations. Puis, une fois le temps se faisant long, la certitude se métamorphose en doutes. Non, la certitude en l’exaucement se manifeste en réalité, tout au long du processus de l’invocation. C’est seulement là, qu’Allah éprouve notre sincérité et notre patience. Vous ne serez convaincue chère sœur, que lorsque vous persisterez dans vos convictions, inébranlable et confiante en la Sagesse divine, dans le temps, dans l’espace, dans l’aisance et dans l’adversité. Là seulement, vous aurez gagné les épreuves que d’autres avant vous ont manquées.

     

     

    Quant à la trentaine qui approche, il est à croire que celle-ci jette parfois plus d’effroi dans le cœur de certains célibataires, que la simple mention du jour du jugement. Pourquoi donc subhan’Allah ? N’est-ce pas là un signe violent de colonie du cœur par les attraits de ce bas-monde ? Il est devenu très difficile de demander aux célibataires qui approchent la trentaine ou l’ont dépassé, de prendre du recul sur leur entourage, sur leur âge ou sur les témoignages qui les atteignent. C’est diront-ils, « trop facile pour vous qui êtes déjà mariés »…Quelqu’un qui ne veut pas de vous parce que vous êtes trop âgée à son goût, ne vous mérite tout simplement pas, dans la mesure où cette personne ne s’arrête qu’à votre enveloppe, alors que vos qualités intérieures méritent sûrement davantage de considération.

     

     

    Je connais certains célibataires, qui une fois la trentaine passée, deviennent littéralement mauvais, agressifs et dominés par un raisonnement dur, à la limite du cynisme, condamnant presque tout ce qui bouge dans la communauté et à plus forte raison, les célibataires du sexe opposé. Cela fait sans aucun doute partie des fruits amers de l’impatience. Autant celui qui endure avec confiance dans son épreuve gagne en stabilité et en faveurs divines, autant celui qui ne patiente pas dans son épreuve gagne tout le contraire. Son verbe et son attitude deviennent ténébreux, il devient étroit d’esprit et indiscipliné. Il pense qu’il est incompris au milieu de gens injustes et qu’il est livré à lui-même. Ces personnes construisent autour d’elles des forteresses d’idées reçues à partir de leurs mésaventures locales, et elles s’y enferment volontairement. De déceptions en déceptions, elles en concluent que les musulmans de leur génération sont médiocres. J’espère sincèrement et pour votre bien chère sœur, qu’Allah vous préservera d’une telle trajectoire.

     

     

    Les déceptions issues de muqabalas avortées n’engendrent pas seulement des rancunes grandes comme le mont Uhud. Un autre extrême voit des célibataires trentenaires ou quadragénaires qui se considèrent eux-mêmes comme trop médiocres pour les prétendants. Dans les deux cas, on perd confiance et on se relâche. Comme souvent, les deux antipodes gravitent autour d’un juste milieu, étouffé par les sentiments, l’émotion ou certaines idées reçues aux allures sociologiques, scientifiques ou religieuses. Pourtant, qui sait si la solution n’est pas ailleurs et proche en même temps ? Ne passons-nous pas chaque jour à proximité du Coran, qui pourtant contient largement de quoi nous suffire ? Il nous tend les bras, nous lui tendons notre indifférence. Il ne suffit pas de savoir que le Coran est la solution. La solution, c’est de mettre en œuvre avec fidélité et constance ses solutions. Je suis persuadé que de manière générale, nous ne manquons pas d’alternatives, que notre contexte n’est difficile qu’en surface et que les soutiens eux-aussi, ne manquent pas. Ce de quoi nous manquons en réalité chère sœur, c’est de frères et sœurs qui vibrent autour du credo des compagnons qu’Allah les agrées « Nous avons entendu et nous avons obéit ». Mais que cette obéissance ne se fasse pas de manière partielle et inachevée, auquel cas, elle n’arriverait pas à destination. Que de frères et sœurs effectivement, entament des « thérapies spirituelles » fondées sur le Coran et la Sunna authentique, sans jamais les conclurent. Et les voilà qui finissent par croire que tout ceci est inadapté à leur profil...W'Allahul musta'an.

     

     

    J’ai rédigé quelques articles très courts sur certaines solutions spirituelles, ô combien profitables pour les éprouvés « message aux éprouvés » « le dénouement par le tahlil », etc. Malheureusement, lorsque je reviens auprès de mon entourage, éprouvé de quelque manière que ce soit, et lui demande s’il a bien mis en pratique ces directives prophétiques, la réponse est « non », « pas encore », ou "de temps en temps". Comment peut-on espérer bénéficier du soutien divin, tandis qu’on s’entête à esquiver Ses exhortations ? Il y a de quoi rester perplexe. On ne construit pas l'exaucement complet avec des efforts partiels...

     

     

    De manière générale, il existe deux grands profils de célibataires musulmans. Les premiers sont tellement obsédés par la question du mariage, qu’ils invoquent Allah en accordant plus d’importance à l’exaucement de leur invocation (leur faciliter le mariage par exemple) qu’à autre chose. Rien n’est plus important pour eux que de concrétiser ce projet de vie qui bouillonne en eux. Chez ces personnes, cela va sans dire que le mariage en tant que jouissance terrestre a conquis leurs sens. Et même s’ils reconnaissent que le mariage va ou peut leur faciliter la vie spirituelle, le côté terrestre de cette ambition prend le pas sur l’aspect spirituel.

     

     

    Quant aux seconds, la question du mariage étant également importante, ils considèrent toutefois le choix divin et la manière dont Allah (exalté soit-Il) exaucera leur invocation, comme étant plus digne d’intérêt. Quelque en soit le jour, l’année ou le moment où Allah (exalté soit-Il) exaucera leur invocation, cela importe peu, car rien n’est plus important selon eux, que la liberté d’Allah et Sa Sagesse. On les verrait alors dire :

     

     

    « Peu importe les dispositions que Tu prendras Ô Allah pour m’exaucer cette invocation, je me soumets totalement, avec quiétude et assurance, à Ton décret, sans une once de doute possible, sans un atome de rancœur, car Je sais que Tu choisis au bon moment, ce qui est bon pour moi. Alors, je continuerai de T’invoquer, jusqu’à ce que, s’il le faut, je Te rencontre, sans avoir connu l’exaucement qui m’était cher, car Tu m’es plus cher que ce que mon âme désire »

     

     

    Utopie ou réelle soumission ? Une fois que les sentiments aveuglent le serviteur, les plus pures des discours ont du mal à trouver une oreille patiente. L’abnégation est trop superficielle du point de vue de certains célibataires. Vous avez beau leur dire de prendre un certain recul, ils comprennent cela comme un abandon de projet. Pourtant, en prenant leurs distances provisoires avec ce qui prenait trop de place dans leur vie, ils pourront jouir d’une vue panoramique, en prenant connaissance des nombreuses voies qui mènent au bonheur ici-bas et dans l’au-delà. N’est-ce pas que la célèbre locution suggère « Reculer pour mieux sauter » ? Le fait est que le célibataire qui garde trop près des yeux le mariage et s’inscrit dans une forme d’oisiveté mélancolique, ne peut plus profiter de la multitude de bienfaits qu’Allah lui offre et qui peuvent W’Allahu a’lam, le rapprocher davantage de Lui (et ipso facto, lui faciliter l’exaucement tel qu’il le désire). A trop gamberger sur le célibat, on finit par perdre notre temps et laisser passer des occasions qui pouvaient sans nous en rendre compte, nous faciliter le mariage et passer à autre chose…

     

     

    Enfin, vous dites « Concernant salât al istikhara, aura-t-elle un sens si je demande à Allah de dire si le projet du mariage est un bien ou pas pour moi ? » Personnellement, je serais incapable de demander ce genre de choses à Allah (exalté soit-Il), dans la mesure où religieusement parlant, cela constitue à mon sens, un non-sens. Allah (exalté soit-Il), ainsi que Son Envoyé (prière et salut sur lui) n’ont jusqu’à preuve du contraire, jamais conseillé le célibat à qui que ce soit. Au contraire, la norme est et restera à jamais, le mariage pour tous les croyants. Par conséquent, le mariage ne peut en aucun cas être un mal pour vous. Demander à Allah si le mariage est une bonne chose pour soi n’a pas de sens. En revanche, demander à Allah si le mariage avec une personne en particulier est une bonne chose, cela relève au contraire du bon sens. La nuance est fondamentale.

     

    Qui que vous soyez, vous méritez le mariage chère sœur. Gravez-le dans la roche et lisez cette phrase le nombre de fois qu’il faudra, jusqu’à ce que vous en soyez convaincue.

     

     

    Enfin, je terminerai sur la notion de timing. Celle-ci est capitale sur le plan spirituel, et quiconque désire atteindre de grands objectifs, devra nécessairement l’inscrire dans son équation de l’exaucement. L’exemple du Prophète Job (sur lui la Paix) nous montre à quel point l’Homme peut souffrir des années, sur les plans matériels, sanitaires, physiques, sentimentaux, etc, puis, Allah (exalté soit-Il) met un terme à son épreuve et le réintroduit dans un bonheur auquel il n’avait jamais songé auparavant. A la fin de la sourate Joseph, Allah (exalté soit-Il) dit :

     

     

    حَتَّى إِذَا اسْتَيْأَسَ الرُّسُلُ وَظَنُّواْ أَنَّهُمْ قَدْ كُذِبُواْ جَاءَهُمْ نَصْرُنَا فَنُجِّيَ مَن نَّشَاء وَلاَ يُرَدُّ بَأْسُنَا عَنِ الْقَوْمِ الْمُجْرِمِينَ  

     

    لَقَدْ كَانَ فِي قَصَصِهِمْ عِبْرَةٌ لِّأُولِي الأَلْبَابِ مَا كَانَ حَدِيثًا يُفْتَرَى وَلَكِن تَصْدِيقَ الَّذِي بَيْنَ يَدَيْهِ وَتَفْصِيلَ كُلِّ شَيْءٍ وَهُدًى وَرَحْمَةً لِّقَوْمٍ يُؤْمِنُونَ 

     

     

    Quand les messagers faillirent perdre espoir (et que leurs adeptes) eurent pensé qu'ils étaient dupés, voilà que vint à eux Notre secours. Et furent sauvés ceux que Nous voulûmes. Mais Notre rigueur ne saurait être détournée des gens criminels. Dans leurs récits (des messagers), il y a certes une leçon pour les gens doués d'intelligence. Ce n'est point là un récit inventé. C'est au contraire la confirmation de ce qui existait déjà avant lui, un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde pour des gens qui croient.

     

     

    Qui y a-t-il d’autre que la patience pour séparer le croyant des délicieux dénouements vécus par Job et Joseph (sur eux la Paix) ? Si Allah (exalté soit-Il) vous rappelle ces événements et ces réussites prophétiques, ce n'est nullement à titre de divertissement. C'est plutôt que ces récits prouvent à quel point ces succès sont et resteront accessibles à tout un chacun, pour peu qu’on décide de suivre leur voie. Malheureusement, la patience fait énormément défaut chez certains de nos frères et sœurs célibataires.

     

     

    Votre exaucement est un embryon. Laissez-le s’émanciper dans le placenta de la patience et ne le brusquez pas. Si vous placez votre confiance en votre Créateur et Bienfaiteur, il arrivera à terme, au moment opportun.

     

     

    Il existe plusieurs scénarios qui peuvent expliquer l’écart entre les premières invocations et les exaucements. Le monde entier recense des musulmans qui témoignent de la concrétisation de leurs souhaits après plusieurs années de patience et d’efforts. Certains ne « tournent pas la page », ils « changent carrément de livre », exaspérés par le temps qui passe, sans aucun signe visible. Ces personnes sont l’exemple même de l’impatience au sein de la communauté. Vous disiez que le mariage était devenu votre projet de vie. Si vraiment il l’est comme vous le dîtes (et quel noble projet !), alors vous lui ferez don de la patience qu’il mérite chère sœur. Qui sait si au moment où vous invoquez Allah (exalté soit-Il), votre conjoint n’est pas prêt socialement, voire même religieusement pour se marier avec vous (dans le cas par exemple, où il s’agirait d’une personne reconvertie et qui ne l’est pas encore au moment où vous invoquez Allah (exalté soit-Il)) ? C’est dans ce genre d’exemples qu’entre en jeu la notion de timing. Votre exaucement se réalise peut-être, sans que vous ne vous en rendiez compte. Êtes-vous suffisamment confiante en Allah pour vous abandonner totalement à Ses choix, ou préféreriez-vous donner l’avantage à vos désirs ? Certaines rencontres peuvent changer radicalement votre vie. Qui sait si Allah (exalté soit-Il) n'a pas écrit qu'un jour, vous croiserez celui qui sera votre mari, bien que cela puisse vous paraître invraisemblable ? Cette dernière projection a je le concède, des airs de hiéroglyphes ou d'utopies. Cela dit, les rêves deviennent réalité pour ceux qui sortent de leur sommeil et se mettent à lutter contre les obstacles. C’est cela aussi, espérer en la Miséricorde divine. Croire avec vigueur et enthousiasme en l’Omnipotence d’Allah est l’un des meilleurs compagnons de l’invoquant. Gardez l’espoir et la joie de faire partie de ceux qu’Allah a choisis afin de Le solliciter, car votre Seigneur est tellement Riche, tellement Puissant, qu’il a entre Ses Mains d’innombrables options qui pourraient vous contentez. Gardez en tête que seuls l’effort constant, la patience et la confiance en Sa Force et en Sa Miséricorde, vous séparent de vos objectifs. Ne vous interdisez pas l’espérance. Elle est si précieuse et si illimitée, que seuls les malheureux choisissent de l’abandonner entre les mains de Satan.

     

     

    Puisse Allah vous inspirez la confiance en Lui. Ainsi, vous y arriverez, sans nul doute.

     

     

    Et Allah est mieux Savant.

     

     

     

     سبحانك اللهم وبحمدك ، أشهد أن لا إله إلا

    أنت ، أستغفرك وأتوب إليك

     

    Réponse à une soeur éprouvée par le célibat -

     

    « Comment l’islam traite la déprime et l’anxiété ? -Le but de la vie? - »
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  • Commentaires

    1
    BB
    Vendredi 21 Août 2015 à 14:49

    rien compris, à la réponse je dois être bête, et manque de savoir mais, si ça pour but de rassuré les célibataires??c'est pas gagné lol

      • sara
        Mardi 18 Octobre à 18:22

        pas d'accord avec cet article! à 60 ans une femme a moins envie de se marier! sauf peut être les veuves ou les divorcées je comprends ;mais une femme qui n'a jamais été mariée?

        moi après 40 ans j'aurai plus envie de me marier, je me vois mal à 60 ans avec la robe blanche ^^? c'est limite spéciale et dans ma famille beaucoup de femme sont restées vieilles filles, car après 40 ans elles n ont jamais eu de prétendants, et sont restées seules,

        soyons sérieux je vois mal, et si ça existe peut chez les autres religions mais chez les musulmans c'est rare! un arabe a moins envie de prendre une femme âgée? sauf si lui est divorcé plusieurs fois ou s il est vieux lui même!mais c'est dur. mais c'est ce ke j'ai pu voir dans mes proches et amies.

        attendre ok mais pour l'homme c'est faisable pas la femme, elle a un âge où elle pourra pas avoir des enfants..ou se mettre à son avantage? ses atouts disparaissent avec les années? et attireront moins le prétendant? même si la femme est pieuse, on est pas dans le monde de ouioui^^.

        moi j'y crois pas, et l'article ne m'a convaincu en tant ke femme.

    2
    coton
    Vendredi 21 Août 2015 à 14:55

    salam,


    la trentaine? ça te parait dur? attend  d' avoir presque  50 ans, là vient me parler d'espoir, je suis pas d'accord, c'est le manque de savoir que certains restent célibataire? ça répond à pas à nos doutes finalement, car il n'y a pas d'explication?


    la seule réponse est qu'ici les femmes sont confrontées à d'autres rivales (non-musulmanes, athées, et bien


    d'autres)..car les hommes musulmans ont le droit de se marier avec toutes les nationalités qui existent! et les musulmanes? ben rien, elles doivent attendre bien sagement un musulman, peu importe s'il est pieux ou pas mais il doit porter cette étiquette de musulman..) voilà la difficulté des femmes vivant ici, la seule réponse au vieilles célibataires, alors certaines hélas se rabattent par manque de choix vers des mariages illicites..


    ne pas oublier que nos hommes musulmans préfèrent les plus jeunes moins de 25 ans limite pas plus, sinon si tu es vieille, ben prends le 1 er bon a rien que les jeunes filles ont déclinés...ben quoi? t'es vieille tu ne dois pas te montrer exigeante en plus? voilà ce qu'on entend! alors on préfère rester seule que se mal mariée!

    3
    anoyme
    Vendredi 21 Août 2015 à 15:00

    oh lala la trentaine? c'est rien je dirais pas que c'est vieux et les hommes peuvent se marier même à 100 ans!! et procréer, je lis l'exemple de cet indien 32 ans? c'est une blague? je trouve l'âge jeune! surtout pour un homme!

    l'homme peut être patient, il a pas de barrière, mais une femme plus elle va dans l^'age et plus c' est dur  pour elle.

    Genre si  les célibataire c'est de leur faute? et si la personne dépasse  la quarantaine  ou plus faut qu'elle continue à espérer?  c'est pas une bonne nouvelle pour elle, l'espoir c'est le médicament de celle ki ont pas le choix?

    4
    anonyme
    Vendredi 21 Août 2015 à 15:12

    en résumé pas de solution? j'ai pas tro compris à l'article? On a peur d'être flétri quand on est une femme c'est pourkoi on cherche à se marier avant 30 ans après le corps se flétri et personne ne voudra de nous? je pense.

    5
    L
    Vendredi 21 Août 2015 à 15:57
    salam, J'ai bien aimé l'article, cela m'a éclairer sur des doutes, et quelque passage m'a fait sourire, il y a des choses vraies, la patience, confiance et espoir sans eux, on erre dans le désespoir.. courage à tous!
    6
    iris
    Vendredi 21 Août 2015 à 17:01

    salam aleykum


    J'ai bien aimé l'article, et je me suis un peu retrouvée dans ce cas là, ça m'a aidé à m'éclairer, et à faire preuve de plus de patience, et conviction envers Dieu, au lieu de me précipiter vers n'importe qui, au détriment de mes principes, des qualités intérieures, qui méritent davantage de considération..c'est  juste et Merci.Je suis  plus sereine et confiante dans mes duu'as. ça m'a ouvert les yeux.

    7
    lobna
    Dimanche 23 Août 2015 à 01:20
    salam aleykoum :)
    Barakallahou fik pour cet article qui est plein d'espoir et appelle à la patience et de s'en remettre à Allah sobhanou,ma soeur c'est qu'une question de temps insha Allah ;)
    8
    Nassi
    Dimanche 23 Août 2015 à 01:43
    Salam aleukoum.

    J'aimerais juste remercier l'auteur de cet article. Je trouve cet article magnifiquement bien écris, il a su me toucher malgré que je ne sois pas directement concernée par le problème mentionné.

    Encore merci, que Dieu nous permette de lire encore longtemps des articles aussi bien écris, et aussi instructif. Qu'il nous permette d'appliquer tout les conseil qui nous sont donnés.
    9
    Nourlfallah
    Dimanche 23 Août 2015 à 18:10
    Assalam enleykoum. Merci bcp à l'auteur de cet article. Magnifique rappel masha Allah.
    10
    Nourlfallah
    Dimanche 23 Août 2015 à 18:12
    Je suis satisfait du réponse qu'elle a donné.
    11
    Noria
    Lundi 24 Août 2015 à 00:55
    Pour ceux qui disent ne pas avoir compris. Il s'agit tout simplement de votre confiance ou pas en Allah (exalté soit il). L'article explique simplement que le musulman doit garder espoir et avoir confiance en ce qu'Allah lui a réservé. C'est le mektoub. Si durant cette vie ici bas une ou un musulman ne doit pas connaître le mariage il ou elle ne le connaîtra pas. C'est la volonté d'Allah. Aucuns plaisirs sur cette terre ne valent ceux qui seront réservés à ceux qui demeureront au paradis. Je suis aussi dans l'attente du mariage et c'est une chose qui compte beaucoup pour moi mais je fais totalement confiance en Allah et je sais que ce qu'Il m'a réservé est mieux que se que j'aurais moi meme choisi si j'aurais eu le choix
    Enfin bref juste pour dire a tout ceux qui s'excite un peu en disant "c'est de la faute des célibataires ? La blague!" Reliser l'article je pense que vous ne l'avez pas compris.
    Personne est remis en cause, il est juste expliquer qu'un musulman sincère fait confiance en Son Créateur.
    Allah (exalté soit il) nous a créé, si Il décide de ne pas nous accordé telle ou telle chose, tel sera Sa volonté et personne sur cette terre ou dans l'au delà ne pourra y faire quelque chose. Notre but ultime étant de faire parti de ceux qui demeureront au paradis.
    Je comprend la personne qui a posé cette question il m'arrive moi aussi de me dire que j'ai hâte de rencontrer mon futur mari etc mais ne fondez pas votre vie terrestre sur cela car vous n'aurez jamais la réponse jusqu'à ce que cela arrive. Demandez à Allah ce que vous désirez sans oublier que ce qu'on désire d'avantage est d'avoir la possibilité de rencontrer Allah (exalté soit il)
    12
    Naoel
    Lundi 24 Août 2015 à 03:05
    Ma sha Allah pour toutes ses explications
    Ses notions d espoirs de patience de comportement de timing ainsi que la notion que nous en avons n est pas fermé mais illimité
    Il y a tjs des solutions même si on a l impression de les avoir tous utilisés
    L importance de garder la Foi de mettre tte notre confiance a notre créateur et de jamais perdre espoir
    Et plus que primordiale
    13
    nono
    Lundi 24 Août 2015 à 14:21

    @noria personne n'a dit ke c'est la faute des célibataire, tu relis mal les posts, je vois dans ces posts des encouragements et pas d'accusation, c'est un post ki dit qu'il y a des gens ki disent ke c'est la faute des célibataires exigeants? elle transmet ce kelle a entendu, ne vous excitez pas.

    14
    Raja
    Mercredi 26 Août 2015 à 21:53
    J'invite ceux qui n'ont pas compris ou mal compris l'article a relire autant de fois que necessaire, il est bien ecrit et regorge de vérités.
    Merci a l'auteur pour ce bel article meme si pour le moment je ne me sens pas concernée, (mais je l'ai été) c'est un rappel pour tout musulman esperant etre exhaussé dans ses invocations.
    Je suis d'accord aussi que les femmes sont plus angoissées par le temps qui file, peur ne pas enfanter, les hommes qui preferent les plus jeunes...etc c'est une réalité certes mais pas une fatalité ni une raison de desesperer d'Allah. Allah reserve a tout un chacun de bonnes choses il convient seulement de travailler sur soi, sa foi, sa relation a Allah et l'endurance dans la religion pour apprécier tous les bienfaits qu'Allah nous donne en attendant l'echaussement de nos invocations.
    Qu'Allah récompense l'auteur de et article.
    15
    iris
    Jeudi 27 Août 2015 à 00:21

    je suis d'accord avec toi. Tu as tout résumé et c'est bien de le rappeler, qu'Allah te récompense, ma sœur!

    16
    Philly Akhi
    Dimanche 30 Août 2015 à 13:11
    Je ne sais pas si vous les sœurs avez essayé cette solution mais quand on relis les textes on se rend compte que Ç est Khadija radi Allahou ´nou qui s est proposé en mariage au prophète alehi salât wa salam Ç était par l intermédiaire d'une tiers personne... A mon avis si le prophète alehi salât wa salam a accepté cette situation Ç est qu elle est licite...
    Je suis bien sûr ouvert aux critiques
    17
    Jaafar
    Samedi 21 Mai à 22:46

    Salam 'aleikoum wa rahmatoullah wa barakatou

     

    d'abord merci à l'auteur de cette article, qu'Allah accepte  tes efforts. J'ai moi aussi un conseil à donner au femme. Certaines pousseront de hauts cries, d'autre vont peut-être m'insulter, voir même "souffler sur des noeuds" à mon intention, tant pis. Ce conseil est simple : cherchez dans la tranche d'age au-dessus. Sachez que, sauf cas particulier, les hommes, surtout passé la trentaine, cherchent tous une femme plus jeune, 8-10 ans d'écart ce n'est pas de trop, voir 15. Pour un type de 45 ans, une femme de 30 est une jeune femme à laquelle il saura trouver beaucoup de qualité incha Allah.

    Voilà un conseil très terre à terre, mais je pense valable. Surtout si vous chercher un homme pieux. Un homme pieux à toujours la possibilité de partir en Algérie ou ailleurs pour épouser une jeune femme, essayez donc comme cela vous trouverez quelqu'un de bien incha Allah.

    Inutile de lacher vos malédiction contre moi si il y a quelques qui se sentiraient incline à le faire : contre vous je me place sous la protection d'Allah le très haut.

    Bon courage à tous et à toutes c'est une épreuve très difficile que le célibat j'en sais quelque chose.

    18
    ly
    Mardi 18 Octobre à 18:06

    salam, je trouve qu'il y a dans cet article des tas de chose difficile  pour se faire exaucer? alors qu'autour de moi je vois des proches qui n'ont pas fait le quart et elles ont toutes été exaucées dans un délai court! je vois aussi que des  non musulmans n'ont pas ce type de problème, même avec un mauvais comportement, alors que si on est une bonne personne, on doit attendre??j'ai dépassé l' âge et je sais que je me marierai jamais je suis ce qu'on appelle chez moi une vieille fille, c'est injuste car j'ai toujours essayé de suivre la loi De Dieu, d'être généreuse mais pas mes proches.. et elles se retrouvent à avoir ce qu'elles désirent.. donc en ce moment je suis rempli d'amertume et j'ai laissé tombé ce projet! oui les hommes vont vers des femmes plus jeunes , et seuls les cas sociaux qui n'ont pas le choix viennent vers moi! alors je préfère rester telle que je suis qu'essayer de chercher à me marier à mon âge! et je n'a i pas envie de courir au bled pour m'en trouver un.je voulais juste faire ma vie avec qq un d'ici. mais bon ça existe des femmes qui ne se marieront jamais, ça existe et c'est ainsi.

    on peut rien  y faire..mais l'article m a rendu plus triste encore, comme si ça venait de nous, qu'il devait manquer qq chose!

      • jaafar
        Dimanche 23 Octobre à 10:36

        vous avez quelle age ma soeur ?

        Avez vous essayé de vous inscrire sur un site de rencontre ? Je vous conseil celui ci qui est sérieux :

        http://www.indexnikah.com/

        n'ayez pas peur de tapé dans la tranche d'age au dessus. 10-15 ans d''écart, vous aller trouvez incha Allah. Du moment que le monsieur est gentil, croyant sincère et s''occupe bien de vous n'est-ce pas le plus important. Et je vous rappelle aussi que la polygamie est permis en islam.

        Je vous souhaite de sortir bientôt de cette situation qui je le sais est très difficile à vivre. Ne perdez pas espoir.

         

        Barakallahoufik

    19
    anonyme
    Mardi 18 Octobre à 18:34

    as salamou pour l exemple de l'indien, je suis pas étonné l homme même infirme à davantage de  chance de se marier que la femme!!! même à 100 ans l'homme trouvera toujours une femme, peu  importe l'âge, il choisi toujours plus jeune, mais une femme ses chances se réduisent plus les années passent, et je ne  suis pas d'accord avec l'article, 1 femme n a pas envie de se marier à 60 ou plus!! n' importe quoi!  pourquoi faire? si elle a peut pas avoir d'enfant?  ou si elle doit en plus s'occuper des enfants de son mari? d'une autre famille qui n'est pas la sienne? c'est pas juste.

    elle ne pourra aps profiter d'un beau mariage avec une robe de mariage ou la mettre en valeur?je ne sais pas mais ça me dépasse de vouloir pour une femme patienter et se marier même après 60 ans je vois pas l'intérêt? son mari serait aussi vieux? et ils pourront profiter de quoi? des maladies?

    des visites chez le médecins? des petits enfants qui ne sont les siens?? moi je vois pas !

    c'est mieux de se marier plus jeune pour profiter avec son mari de la vie de leurs enfants, d'avoir des projets tant qu on est jeunes.?moi c'est que je pense.

    20
    jaafar
    Dimanche 23 Octobre à 11:02

    Une association qui oeuvre pour le rapprochement de frères et de soeur qui n'arrivent pas à trouver de conjoint :

    https://www.mawaddat-france.fr/

    Un site internet :

    http://www.indexnikah.com/

    N'oubliez pas qu'il est possible aussi de se rendre à l'étranger pour se trouver quelqu'un, c'est ce que j'ai fait après 4 années de recherche infructueuse ici.

    Bon courage à tous et à toutes dans cette épreuve si difficile qu'elle peut vous conduire au rand de martyr.

    « On m’a montré les trois premiers groupes de gens qui rentreront au paradis : un martyr, un homme chaste qui garde la chasteté… » (Hadith du prophète Muhammad PBSL)

    Quelle est la récompense d’une fille célibataire, au Paradis ?

    Enfin ce rappel :

    Selon l’Imam al-Sâdiq (p), le Commandeur des croyants, l’Imam Ali (p) dit : «La meilleure des intercessions est celle consiste à intercéder auprès d’un homme et d’une femme en faveur leur mariage jusqu’à ce qu’Allah les réunisse. »

     

    Barakallahoufik



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